20 mars 2009
MON LIVRE EST SORTI!
Eh bien voilà... Un peu plus de deux ans après avoir débuté la rédaction de mon livre, il est enfin devenu un objet. J'ai ressenti une fierté en le découvrant ce matin en passant aux éditions Favre. Maintenant va commencer la promotion. Après-demain doit paraître un article dans le "Matin Dimanche". Et lundi à 12h, je parlerai de mon bouquin sur la radio Rouge FM.
J'espère vraiment que ce livre - "Papa gay: lettre à mon enfant interdit" - aura un écho positif auprès de ceux et celles qui le liront. Et si vous débarquez sur le blog du livre (http://papagay.canalblog.com/), n'oubliez pas de me laisser un commentaire! Un grand merci par avance!
28 janvier 2007
OPERATION DE LA MYOPIE: MIRACLE! JE VOIS SANS LUNETTES! LE RECIT DU TRIOMPHE
En sortant de la clinique Victor-Hugo à Paris, ce 18 janvier, je déboule sur la place Charles-de-Gaulle. Devant moi, l'Arc-de-Triomphe. Je le vois, devant moi, mais cette fois sans rien devant mes yeux. Trente ans de lunettes et de lentilles de contact évaporés! L'auteur de ce miracle, c'est le docteur Alain Hagège, Ancien interne des Hopitaux de Paris, Diplomé de micro-chirurgie, de chirurgie réfractive et de phaco-émulsification. Sur son site Internet, je vous pouvez voir une vidéo de Michel Polnareff le remerciant lors d'un de ses concerts parisiens. Eh oui, il a opéré même Polnareff!
Voici mon parcours pour ceux qui hésitent à faire le pas.
1. Pourquoi avoir choisi cette clinique?
Pour des raisons financières, je l'avoue. En Suisse, d'après mes recherches (pas exhaustives) l'opération coûte entre 5000 et 6000 francs, selon les cabinets. On m'a toujours dit qu'en France, les prix étaient moins élevés. Et c'est le cas. Pour l'opération au laser, la clinique Victor-Hugo http://www.clvh.com demandait 1990 euros (3217 francs). Avec le voyage en avion et le logement chez un ami, je m'en sortais à 3500 francs environ. En plus, j'adore Paris, alors...
2. Pourquoi avoir pris rendez-vous maintenant?
J'ai 41 ans. Mes lunettes arrivaient au bout du bout de chez du bout du bout. Idem pour mes lentilles de contact jetables. Je devais refaire des investissements. Je me suis dit que si je les faisais, c'était repousser l'opération de plusieurs années. Donc c'était le moment idéal.
3. Comment se déroulait le programme des "festivités"?
Comme je venais de Suisse, j'ai demandé à la clinique s'il était possible de regrouper les trois rendez-vous (sur trois jours), soit le contrôle au préalable, puis l'opération en elle-même et enfin le contrôle au lendemain de l'opération. La clinique a accepté et m'a donné rendez-vous les 17, 18 et 19 janvier.
Le 17 janvier à 17h, c'est le contrôle. Le chirurgien analyse ma myopie. J'ai -7,5 à l'oeil gauche (mon oeil directeur) et -5,5 à l'oeil droit. Un astygmatisme prononcé. Le chirurgien n'est pas sûr que je puisse récupèrer 100% de ma vision sur l'oeil gauche. Au mieux, il pourrait arriver à une dioptrie en moins. C'est mieux que sept dioptries en moins... mais bon, je suis un peu déçu. L'oeil droit, lui, pourra être corrigé totalement. Après une courte réflexion, je décide de faire quand même l'opération. Même si je dois porter des lunettes après, ce ne sera plus des fonds de chope!
Précision importante: pour que le contrôle puisse être le plus précis possible, on m'a demandé de ne pas porter mes lentilles au moins 48 heures avant.
Le docteur me remet un contrat à signer, avec la mention des risques. Même s'ils sont minimes, il faut en être conscient. Avec ce contrat que je dois signer et remettre avant de me faire opérer, il y a une petite fiche explicative. Je la reproduis ici, car c'est effectivement ce qui s'est passé pour moi dans les temps donnés...

4. Comment se déroule l'opération?
Le 18 janvier à 16h45, c'est l'opération. On m'installe et on me scotche le front à la table d'opération pour que je ne bouge pas. Ca fait un peu "condamné à la torture", mais c'est bien évidemment pour que vous n'ayez pas la tentation de bouger. Car il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'une opération de grande précision. Le chirurgien va me découper la cornée comme un capot pour pouvoir travailler après au laser. Disons-le, c'est le moment le plus désagréable. Le point positif, c'est que ça ne dure que quelques secondes.
On me pose un "écarteur de paupières", histoire que je ne cligne pas (logique). L'oeil a été anesthésié au préalable (il suffit d'une goutte d'un collyre pour y parvenir). Après l'oeil droit, au tour du gauche. Je n'ai pas compté mais c'est 40 secondes pas agréables par oeil environ.
Le point positif, c'est tout con, mais après que c'est fait, vous voyez (avec une sorte de voile) mais vous voyez. La peur de devenir aveugle (je l'avais, au fond de moi, j'avoue) disparaît totalement.
On me déplace sur la table du laser. Rescotchage du front pour que je ne bouge pas la tête. Et hop le laser. Là aussi, c'est un oeil après l'autre. Et ca va hyper vite. Ca ne fait pas mal. Il est 17h20 à la montre de la salle d'opération quand on me dit que c'est terminé... Et j'ai pu lire moi-même l'heure, sans lunettes. Bien sûr, j'ai un voile sur ma vision, mais ce voile va disparaître au fil des heures.
Le médecin me donne une ordonnance avec des collyres à prendre pour poursuivre le traitement (pendant environ un mois). J'ai les yeux rouges, mais en sortant de la clinique, je vois assez bien. Les yeux picotent. J'ai envie de me les gratter, c'est bien sûr la connerie à ne pas faire! Je ne la fais pas.
Je vais acheter mes médicaments et je descends les Champs-Elysées. 45 minutes après l'opération, le voile a disparu. Il reste des côtés flous, mais c'est assez incroyable!
La douleur se réveille dans l'oeil vers 18h45. J'ai de la peine à soutenir le regard. Quand je mets les collyres, ca picote encore davantage. Mais, encore une fois, ce passage désagréable (mais tout à fait supportable) ne dure pas des plombes. Vers 20h30, ca va vraiment mieux. Ca picote plus. Je vais manger. Je me couche vers 23h. Fatigué quand même par cette vision qui n'est pas encore parfaite.
5. Le lendemain de l'opération, je vois net à 98%!
Je me réveille à 5h du matin. Déjà là, je m'aperçois que ma vision est presque totalement nette. Je me rendors et vers 9h, je jubile. Je vois net à 98%. J'ai encore des petits flous par-ci par-là (plus marqués le soir, avec les phares des voitures), mais c'est fabuleux. Je revois, je revis.
Je poursuis le traitement avec les collyres ainsi que des comprimés de magnésium.
Plus tard dans la journée, le médecin me fait un contrôle post-opératoire. Il m'annonce qu'il a pu "mieux faire" pour mon oeil gauche. Résultat des courses: ma myopie à l'oeil gauche est passée de -7,5 à -0,26; à l'oeil droit, de -5,5 à -0,11. Un progrès fantastique et total!
6. Deux jours après l'opération
A l'heure où j'écris, deux jours après l'opération, je peux dire que j'ai retrouvé ma vue totalement. Il y a encore des petits flous (notamment le soir), mais c'est normal. Ma vue va se stabiliser durant un mois environ pendant lequel je ne dois pas aller à la piscine et ne pas me placer sous une lumière trop forte du soleil. En gros, n'agendez pas vos vacances en Guadeloupe juste après l'opération... Et si vous êtes souvent au soleil, protégez-vous les yeux avec des lunettes solaires.
7. Le bilan
Il est 100% positif. Je n'arrive pas encore à me rendre compte que je n'ai plus besoin de lunettes ou de lentilles. J'ai encore des réflexes de myope. Mais ce matin, j'ai regardé la rue en la bouffant des yeux. Oui, je vois sans lunettes. C'est tellement incroyable que j'ai encore l'impression que je rêve, que je vais devoir enlever mes lentilles de contact. Ben non. JE VOIS! JE VOIS!
8. Le bilan deux mois après l'opération
Deux mois après l'opération, je peux dire que j'ai vraiment recouvert la vue. La nuit, quand je conduis, il y a toujours des petits flous avec les phares des voitures, mais nettement moins que juste après l'opération. J'ai songé un moment à prendre des lunettes juste pour conduire, mais au final, ça va.
Parfois, le soir quand je suis fatigué, je dois cligner un peu plus des yeux pour une netteté parfaite des images de la télé. Mais bon, rien qui fasse que je me sente handicapé.
Le plus drôle, c'est que, lorsque je vais me coucher, j'ai encore l'impression que je dois aller enlever mes lentilles de contact avant!
Je ne suis pas encore allé nager. Mais je me réjouis de le faire, car là je vais me rendre totalement compte que je peux voir dans l'eau alors qu'avant c'était la croix et la bannière pour nager en faisant gaffe à mes lentilles.
18 janvier 2007
DANS TON REGARD (POEME POUR SANDHIR)
Dans ton regard, tard ou tôt, froid ou chaud,
Il y a des ciels hivernaux où passent les oiseaux de passage,
Des oiseaux qui font des tours de passe passe,
Qui, comme toi, sont magiciens sans le savoir,
Dans ton regard d'immensité, il y a des bouts de vie,
des bouts de vide,
de la vie sans bout,
de l'infini
Il y a des soleils qui se perdent de trop s'éclairer,
qui se donnent et s'abandonnent sans résister,
Le don et l'abandon,
Voilà, de l'amour, la meilleure des définitions
Dans ton regard,
Quand la lumière s'entrelace de nuages, sur les montagnes en face,
Il y a des ombres et des éclats qui se répondent,
Le paradis et l'enfer qui se fécondent,
Et qui font naître les hommes,
Il y a la naissance d'une lueur,
D'amour et de peur,
Car l'un ne peut se nourrir sans l'autre,
L'amour sécuritaire n'est qu'une prison de plus
18 septembre 2006
POESIE: UN BEAU TEXTE SUR LES YEUX
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux.
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore;
Ils dorment au fond des tombeaux.
Et le soleil se lève encore.
Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.
Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;
Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Sully Prudhomme
07 août 2006
LIBERTE, UN POEME DE PAUL ELUARD
Liberté
de Paul Eluard
Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable, sur la neige,
J'écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre, sang, papier ou cendre,
J'écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois,
J'écris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids, sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance,
J'écris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées,
J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante,
J'écris ton nom
Sur les champs, sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres,
J'écris ton nom
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer, sur les bateaux
Sur la montagne démente,
J'écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade,
J'écris ton nom
Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique,
J'écris ton nom
Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent,
J'écris ton nom
Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qu s'éteint
Sur mes maisons réunies,
J'écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre,
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite,
J'écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni,
J'écris ton nom
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend,
J'écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence,
J'écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui,
J'écris ton nom
Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort,
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître,
Pour te nommer
Liberté.
13 juin 2006
CHAD MICHAEL MURRAY: UN PHILOSOPHE SEXY!
C'est l'heure de la philosophie. L'acteur américain Chad Michael Murray a dit:
"C'est quand vous réalisez que vous êtes en vie que vous pouvez commencer à vivre"
Ca a l'air tout con, mais c'est pas si con! On prend souvent la vie comme un dû. Mais c'est un don, en fait. On en a qu'une. Et c'est au moment où on le réalise qu'on occupe vraiment sa vie à autre chose qu'à simplement respirer et exister.
Bon allez stop. Sinon je vais tomber dans le pseudo-intello chiant!
14 avril 2006
FAITES DES BEBES!
Fais des bébés
Fais des bébés
Ca fera peut-être des cadavres pour leurs saletés de bombes
Mais aussi des cerveaux pour pas qu'elles tombent
Jean-Jacques Goldman
11 avril 2006
LETTRE D'AMOUR A LA POESIE
Dans ce monde terre à terre, où les bilans sont la seule chose qui rassure les bileux, dans ce monde pierre à pierre, où la guerre est la principale distraction des gueux, il n'est jamais trop tard pour s'arrêter, non de vivre, mais de gesticuler. Il n'est jamais trop tard pour se replonger dans nous-mêmes, de se rechercher pour se démasquer. Et le meilleur moyen de le faire, c'est encore de partir en poésie, comme on part en voyage.
Il y a des mots qui, mis bout à bout, vous font voir des mondes loin de l'immonde. La poésie, c'est l'art de mettre en lumière ce qui est invisible. "L'Amour, la Poésie, c'est par ce seul ressort que la pensée humaine parviendra à reprendre le large", disait André Breton.
Alors, quand vous aurez une minute pour ne plus courir, lorsque vous déciderez que vos secondes à penser seront aussi importantes que celles à faire des choses, reprenez le goût de la poésie, moissonnez dans les champs de mots pour trouver ceux avec lesquels vous ferez votre pain de ce jour.
Pour vous aider, un site virtuel: http://poesie.webnet.fr
Et, bien sûr, encore mieux, des lieux bien réels: toutes les bonnes librairies, comme La Librairie, par exemple, rue des Fossés 21, 1110 Morges (021 801 16 35). Un bel endroit, presque religieux. Un paradis où l'esprit s'évade.
Et pour terminer, pour vous remercier d'avoir lu ces lignes, ces mots de Baudelaire (dans "Les fleurs du mal")...
Le couvercle
En quelque lieu qu'il aille, ou sur mer ou sur terre,
Sous un climat de flamme ou sous un soleil blanc,
Serviteur de Jésus, courtisan de Cythère,
Mendiant ténébreux ou Crésus rutilant,
Citadin, campagnard, vagabond, sédentaire,
Que son petit cerveau soit actif ou soit lent,
Partout l'homme subit la terreur du mystère,
Et ne regarde en haut qu'avec un oeil tremblant.
En haut, le Ciel ! ce mur de caveau qui l'étouffe,
Plafond illuminé par un opéra bouffe
Où chaque histrion foule un sol ensanglanté ;
Terreur du libertin, espoir du fol ermite :
Le Ciel ! couvercle noir de la grande marmite
Où bout l'imperceptible et vaste Humanité.

























































