03 décembre 2007
MICHAEL GREGORIO: LE MEILLEUR IMITATEUR DEPUIS LONGTEMPS
J'ai craqué comme beaucoup de gens pour l'imitateur Michael Gregorio. Dans "20 minutes", j'ai écrit un papier sur lui lors de sa venue au Festival de Montreux. Le voici ci-dessous.
Ce "gamin" génial a trouvé ses voix!
Montreux (VD). Michael Gregorio (23 ans) est un fabuleux imitateur qui ouvre, ce soir, le Festival du rire. Découvrez-le sans tarder.
Il vous sidérera par le talent avec lequel il a «capturé» les voix de Pavarotti, Mika, Christophe Willem ou encore Piaf et Brel... En tout, une quarantaine de stars qu’il invite sur scène à L’Européen, à Paris, jusqu’au 31 décembre. «Le spectacle est tout sauf politique», précise-t-il. Mais, ce soir, ce protégé de Laurent Ruquier – qui produit son show – est chez nous. Il a été invité par l’imitateur suisse Yann Lambiel pour le gala d’ouverture du Festival du rire de Montreux (qui se tient jusqu’à dimanche prochain).
Face au Grand Corps Malade, ce «Petit Corps Valide» comme il se définit – il mesure 1,65 m – en profitera pour aller sur les quais, face à la statue de Freddie Mercury, qu’il imite aussi à la perfection. Sinon, à quoi l’Helvétie lui fait-elle penser? «Aux banques, aux montagnes, aux bonbons Ricola et aux chats qui seraient volés en Savoie pour être tannés en Suisse», répond Gregorio, qui possède un matou répondant au nom de «Tyson».
Côté cœur, il est célibataire. «Si une Suissesse est intéressée, donnez-lui mon numéro de chambre d’hôtel», lance-t-il en souriant. Pour se maintenir en forme, ce fan de l’élastique Jim Carrey confie: «Je tente de m’élargir dans les salles de sport, mais ça ne marche pas.» Peu importe, tant que les voix de ce seigneur sont aussi admirables...
LES EXTRAITS DU SPECTACLE DE MICHAEL GREGORIO EN CLIQUANT SUR CE LIEN.
GREGORIO IMITANT MIKA CHEZ RUQUIER. CLIQUEZ SUR CE LIEN!
06 juin 2006
JORGE DONN: UN LION SUBLIME
Le 31 mai à Beaulieu, j’ai assisté au « Presbytère » de Maurice Béjart. Et j’ai pris une claque. C’était un spectacle époustouflant. Avec des images fortes et un thème douloureux : le sida. Il y avait bien sûr l’hommage à Freddie Mercury, mais surtout, tout au long du spectacle, il y avait le fantôme sublime de Jorge Donn, danseur mythique de Béjart.
Comme beaucoup de gens, j’ai dû découvrir la chorégraphie qu’il a faite sur le Boléro de Ravel à travers le film « Les uns et les autres » de Claude Lelouch. Jorge Donn était le soliste, celui qui incarnait la Mélodie. Comme beaucoup, j’ai été arrêté par le visage taillé à la serpe et la crinière de lion de ce danseur argentin, fils de parents émigrés russes.
Et puis j’ai eu cette chance fabuleuse de le voir danser le Boléro. C’était en 1988 je crois, au Théâtre de Beaulieu encore. J’ai toujours en tête l’image de cet extraterrestre, de la sueur qui jaillissait de ses cheveux quand il dansait. C’étaient les rayons de ce soleil.
Il est mort quatre ans plus tard, fauché par cette terrible maladie de la fin du vingtième siècle. Mais mes images de lui sont restées fermement accrochées à ma mémoire. Et de voir ce spectacle, l’autre soir – cet hommage magnifique de Béjart à celui qui a donné des étincelles de vie éternelle à ses architectures chorégraphiques – m’a touché profondément.
A la fin du spectacle, Jorge Donn apparaît sur un écran géant et danse pour nous. Au pied de l’écran, les danseurs actuels de la troupe de Béjart. Le passé contemplé par le présent et l’avenir. Un moment rare et émouvant. Un moment qui me fait de plus en plus croire que la mort n’existe pas. Grâce à ces images, grâce à nos souvenirs, les êtres disparus ne nous quittent jamais.
Et je suis reparti, des larmes dans les yeux. En trouvant le destin malicieux d’avoir donné Jorge ce nom de « Donn ».
Le don.
La donne.
Donner.
Et moi, ce soir-là encore, comme tous les gens du public, j’avais pour nom de famille : « Recevoir »…
24 avril 2006
JAMES THIERREE, UN COUP DE COEUR THEATRAL
Texte du 24 avril 2006
S'il y a bien une émission que je n'avais pas envie de regarder hier, c'était les Molière sur France 2. C'est en général tellement longuet, tellement ennuyeux. Méchamment dit, c'est un peu: les grabataires parlent aux grabataires.
Et puis voilà, il n'y avait rien qui me passionnait sur les autres chaînes. Tant mieux, car sinon j'aurais manqué James Thiérrée. A bientôt 32 ans (le mardi 2 mai), ce mec-là m'a impressionné. Je l'avais déjà vu dans le film naïvo-écologiste de Coline Serreau: "La belle verte". J'avais remarqué que le bonhomme avait de multiples talents. Formé à l'école du cirque, par ses parents, Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thiérrée, James sait tout faire. Trapéziste, danseur, acteur, metteur en scène, musicien (il joue du violon), clown, mime. Il a regroupé tous ses talents il y a sept ans dans un spectacle "La symphonie du hanneton", qui a empoché 4 Molière hier. Un triomphe pour ce jeune mec qui n'est autre que le petit-fils de Charlie Chaplin, alias Charlot.
Et c'est cela qui m'a ému hier. James Thierrée, né à Lausanne en 1974, est du même bois que le génial Charlie Chaplin, mort à Vevey en 1977. C'est presque comme un passage de relais. D'abord il y a une évidente ressemblance physique. Ensuite il y a cette multiplicité de talents qu'ils ont tous deux. Enfin, il y a ce regard lunaire sur les choses, cette façon de ne voir le monde que sous le filtre de la fantaisie.
Hier aux Molière, Thiérrée a fait une impro en mimant l'indécision. Un petit bijou. Devant ma télé, j'ai eu un vrai coup de coeur pour ce mec. J'espère qu'il va bientôt tourner encore avec sa "Symphonie du hanneton", car j'aimerais enfin voir cet animal sauvage dans sa jungle de prédilection: la scène.




















































